Hier, je fus fou.
J’ai appris que : j’étais Creep, un vilain gothique mangeur de chèvres qui sacrifiait des profs de Français à la peine lune, un pro’ des chansons Sixties, je survivrai à une attaque d’écureuils mutants. Et puis, comme ce n’était pas tout : je suis l’antithèse de la virtuosité de Sid, je suis le sage Maître Yoda, je suis fait pour Paris et pour Lyon, mon degré de folie est d’une extrémité très très gravissime. Je suis un super roupilleur.
Marchombres dans l’âme. Je n’ai plus vraiment envie de partir. Tant de personnes vont me manquer. J., P., Pomme et Pêche, C. et Ch., Hitch’, Aena, Nalia, S., Yara, Elenwë, Elenya et Szyra. Et il y aura A .,L. et tant d’autres. J’ai envie d’écrire, la prose c’est joli, vous savez ? Finalement, peut-être que mes prochaines nuits étoilées s’essayeront à cela. Contempler la Couronne boréale est d’une majesté. J’en mangerai mon carnet de poèmes.
Il faut que je termine mes lettres…
Regarde les étoiles…
Une brise. Une douce brise estivale. L’air est soudain si frais alors qu’une lourde atmosphère s’imposait sur la colline. La pente est légère et l’herbe y pousse drument. Il y avait ce tilleul ombrageux qui semblait s’élancer vers l’azur comme si ses branches pouvaient crever les nuages. Ses rameaux jaillissaient vers le ciel de couleur ocre et dardaient sur l’horizon jaunissant un regard nostalgique. Et tu t’appuyais contre son tronc, les yeux fermés et la bouche crispée en une moue qui retroussait tes fossettes. Tu n’attendais rien ni personne. Tu te laissais bercer par les odeurs des vergers auxquels tu tournais le dos, tu te laissais emporter par le souffle du vent vers ces inconnus et, lorsque tu entrouvrais les paupières, de cotonneux titans des cieux venaient choir sur le Soleil qui s’éteignait au loin derrière les montagnes.
Regarde la, je la regarde aussi, tu sais…
Tes pieds battaient un rythme inconnu comme si une douce mélopée enchantait ton sommeil. Tes doigts s’agitaient lentement alors qu’une mèche de tes cheveux venait caresser ta joue. Tout semblait si loin, si différent. Quelques notes élancées teintèrent le calme comme si soudainement une couronne de pétales s’était déposée sur ta tête. Intuitivement, tu y passas ta main, dans l’espoir d’y retrouver quelques colchiques ou roses pas encore envolées. Le vent fit frissonner ton corps, caressant tes bras nus et doucement tu replias les genoux. La nuit arrivait. Un oiseau au loin chanta une derrière fois avant de se taire et de rejoindre son nid. Et toi, tu restais là à contempler cet horizon nocturne, à chercher une étoile. A la chercher.
Je t’attends…
Et puis soudainement, tu n’eus plus froid. Abaissant la tête, tu trouvas son épaule réconfortante sur laquelle tu t’étais si souvent épanchée. Il était là, il te regardait. Il n’attendait que de voir tes paupières s’ouvrir pour mieux admirer la prunelle de tes yeux. Tu te souvenais de son amour pour tes iris, de la magie qu’il mettait dans ses mots en parlant de toi. Il t’aimait, vois-tu. Il aurait donné tout ce qu’il pouvait pour passer cet instant avec toi. Regarder les étoiles, la chercher et la trouver. Il sourit et inconsciemment, comme si tu avais deviné, tu te mis à soupirer, inclinant encore plus la tête. Et toi, insouciante, tu le laissais espérer encore et encore. Il se mit à fredonner, à passer sa main sur ton front et dans tes cheveux sans dire un mot. Il tenait tant à toi.
Tu me manques, tu sais. Tu me manques.
Tu sentis son souffle se rapprocher de tes joues, puis de lèvres. Ce contact était frais et tu l’aimais. Tu savais que tu comptais plus que tout pour lui et ce baiser était l’apothéose de cette déclaration. Il n’osait pas. Il ne voulait pas te réveiller. Tes fossettes se détendirent et il t’embrasse d’un fugitif baiser. La bise se leva et l’air redevint chaud. Tu te sentais bien dans ses bras, emportée par tes rêves. Et lui, il attendait de voir tes yeux se poser sur lui, de te voir t’éveiller et lui dire que tu l’aimais aussi. Pourtant tu t’es endormie. Et lorsque le Soleil s’est levé, lorsque la douce lumière de l’aurore t’a fait quitter ton sommeil. Il n’était plus là, il n’y avait plus que sa veste sur tes épaules et le souvenir de son parfum qui te berçait. Il allait revenir, tu le savais…
« You were my only shining star »
Perrin Al’Tear
All I Wanna Do Is Bang Bang Bang Bang.
Janvier. B., L., J., premiers regards. Sourires. Chaton. « Princesse ». Epée, combats titanesques, chevaleresques, légendaires. Juin. J. & L., sourires, rires, chaussettes, clins d’yeux, départs. Vacances, regrets, adieux, au revoir, soleils, valises, parasols, livres. Echine du Monde. Départs. Septembre. Pleurs, larmes, rentrée. Nouveautés, tarot. Pertes, fracas. A., R., pique-nique, promenades. Décembre, Noël, cadeaux, rires. « Je t’aimais ». Mensonges, faces voilées, regards cachés. Destruction, anéantissement, néant. Gouffre, abysse. Plic, plac, ploc.
Babe, I gonna leave You this summertimes…
Imaginales. S., petite soeur. J. quand le temps se couvre. A bas la biologie, à mort la géologie. La Roue du Temps. La Labyrinthe de la solitude. Le Mystère de la Patience. Les Royaumes d’Epines et d’Os. Renégats. L’Assassin Royal. Les Aventuriers de la Mer. « You, you were my only shining star ».La Compagnie noire. L’Epouvanteur. Cris, soupirs, pleurs, réflexions. Dormir, dormir, dormir. Oublier, crier, hurler, pleurer encore et encore.
We're the ones you've forgotten
A La Poursuite d’Octobre Rouge. La Ligne verte. Insomnia. Repose toi et rêve. Brisé, déchu, détruit. Les Incorruptibles. L’Evadé d’Alcatraz. Once Upon The Time In The West. Tu te fais mal, arête. Souvenirs. L., encore… Larmes. Etoilées. Poèmes. Hugo, Heredia. A., C., renouveau, espoir. Chute, craquer. Adieu, noyade. Océan, brque, voyage. Scoop. Allen.
Brille, brille, brille…
Je ne sais pas. Je trouvais le principe amusant, retracer un parcours par petits coups de pinceaux. C’est un peu comme peindre une toile sans la regarder dans son ensemble, s’attarder sur de petits éléments qui racontent une partie de l’histoire, mais pas toute l’histoire. Hier, je l’ai dit à J., je lui expliqué à quel point j’étais peiné qu’elle s’en aille. Je lui ai parlé de J. qui boudait, de S. absente, de L. que je ne comprenais plus. Est-ce moi qui me sépare de mes repères ? Je deviens n’importe qui ou personne. Je ne trouve plus les étoiles dans le ciel. J’aurais aimé que tant de choses soient différentes, que pour un unique instant tout puisse se résoudre et trouver une solution agréable. J’avais envie d’écrire ça, de soulager ma conscience. Finalement Vox qu’est-ce hormis un carnet de notes, un ensemble de feuilles où le fil de ma pensée s’est écoulé lentement, sans sens, sans justesse, calmement. Ce qui me détendait est devenu un besoin. Si peu de personnes le savent. Après tout, est-ce vraiment utile ?
Tu me manques… J’aurais aimé pouvoir toucher, sentir, rire et embrasser. Pleurer. Certaines choses sont trop subjectives et paradoxales pour être déclamées en quelques mots. J’ai juste envie que tout cela cesse pour mieux recommencer.
Histoire. Pensée. Sombre. Mer, marée.
Tu te souviens ce Maestro, P. ?
Néant, abyme, abysse. Tréfonds, misère, pleurs.
En route, compagnon.
Just Like Heaven. Knockin’. Pat Garett & Billy the Kid.
Te revoici, enfin.
L., puis S., cascade puis lumière. Océan. Poésie
Si tu dansais avec les loups, hein ?
Orange Mécanique. War of Games. Quia tué Liberty Vallence ?
C’est tout ?
I Comme Icare. Jeux de pouvoir. Gladiator. Sixième Sens.
Mais encore ?
Retour vers le Futur. Jurassic Park. Paranoiad Park. Vanilly Sky.
Pfff, meme pas en vrai.
Jumanji. Shining. Le rêve de Cassandre. Meurtre à Manhattan.
Stop, c’est fini, oui ?
Haha ! Welcome. N’oublie jamais. Sunday Bloody Sunday. Au Nom Du Père.
Tu as gagné… What do you sing, boy ?
Cure. Radiohead. U2.
Miserereeeee…
Pavarotti. The Clash. AC/DC. The Vnes. The Verve.
Tiens donc.
Keane. Nirvana. Nickelback !
Hey, hey, I Wanna Be A Rockstar Too.
Humpf. Hugo, Lamartine. Chenier. Heredia.
Niiiah. Pitié.
Chaos. Cacophonie..
Blup, blup, blup.
Aurevoir.
« Tu es en quelle salle demain ?
- Quelle salle de quoi ? »
« Est-ce qu’on doit prendre des stylos pour demain ?
- Non, non, laissez chez toi avec ton cerveau. »
« Est-ce qu’aller au toilettes, c’est autorisé ?
- Frauuuuude ! »
« Monsiiieur, y’a des citations plein écrites sur la porte des toilettes. »
« Et là, tu regardes tes chaussures et tu lis les antisèches écrites sur tes chaussettes et tes mollets. »
« Je reviens avec mon Chocolat demain ! Youpee. »
« Si je revois ce type. Je sors de la salle.
- Tu redoubleras une troisième fois ? »
« Oh ben l’oral, moi tu sais…
- Oui ?
- J’y vais pas, niiiah. »
« On y va à la Je-m’en-foutiste. »
Poum. Sacré journée. Man ruft an dir. Travaille, bosse, acharne toi, trime, obéit, lit, tais toi, apprends, reconnaît, trouve, cherche, oublie de rêver. Quelques Muffins ? Episode 2 de la cuisine brûlée. La chevauchée des Walkyries. Playlist des bande-originales. Coup de blues. Larme. Appels, sms, coup de fils, en vain. Une unique faute au code. Le summum, votre Majesté, un peu de poésie, un peu de prose, quelques applaudissements, des encouragements. I can’t smile without You. Les films en version originale, c’est marrant. Débats, dégustations, nouvelles rencontres. Un crissement de violon, une gamme de clarinette. Finalement le concert de demain, ça sera une grande première, sans spots, sans micros, sans décor, sans batteur, sans guitare. A quand le concert sans les partitions ? Du grand n’importe quoi. Pimprenelle & Bidoux Powaaa. Et D. qui semble si triste. C’est la fin de l’année. Mettons un sourire sur ce visage.
« Un sourire est souvent l’essentiel. On est payé par un sourire. On est récompensé par un sourire. »
Lettre à un otage, Antoine de St-Exupéry
« L'objectivité de l'histoire suppose-t-elle l'impartialité de l'historien ? »
L’objectivité. Encore elle ? Pardi, après cela, vous me direz qu’il existe des néants de connaissance intra-sections. L’objectivité est la qualité de ce qui est objectif au sens philosophique du terme, c'est-à-dire la neutralité du rapport écrivain-écrit. L’historien, quant à lui, a pour tâche de rapporter des faits passés, de les catégoriser, puis d’en proposer une interprétation équilibrée, justifiée par des sources, sous le contrôle de l’opinion publique. Le sujet ne traite pas ici de la « métahistoricologie », l’étude du rapport des faits irréfutables comme le nombre de morts lors de batailles ou le nom de ducs et barons, bien que ces données soient encore parfois discutées, mais bien de l’Histoire dans la globalité du terme. Reformulons une fois encore le questionnement. L’histoire peut-elle être objective ? Les réponses sont multiples mais celle qui aborde mon esprit est de toute évidence le « non ». Les actes politiques, religieux, philosophiques, les écrits, les paroles de penseurs, tout cela mène à une subjectivité des choses, toutes ces choses mènent à des réflexions, à des débats, à des choix qui influenceront l’Histoire, feront basculer son impartialité vers le fanatisme ou la dévotion. En ce cas, est-il judicieux de parler de l’impartialité d’un historien ? S’il adhère à l’un de ces deux courants de pensée, saura-t-il rester neutre face à la véracité de l’histoire ou voudra-t-il voiler la face sombre de l’idéal qu’il défend ? L’histoire ne saurait être objective comme un chagrin ne saurait attribuer la faute aux deux partis. Et même dans la mesure où le fait est irréfutable, il est encore question du professionnalisme de l’historien, de sa capacité à délaisser son conditionnement psychologique pour présenter l’histoire telle qu’elle fut ? A une échelle réduite, cette question rejoint l’éternel conflit des « grâce » et « à cause » qui selon le locuteur changera de sens, de terminologie et cacheront des implicites ou non. L’objectivité est-elle véritablement atteignable ? Qui plus est dans un contexte historique où la philosophie est la clé de voûte des systèmes sociétaux et de leurs actions. Dira-t-on dans quelques années que les bacheliers de l’an 2009 ont le mérite d’avoir vaincu un sujet hasardeux, ou un ancien fonctionnaire blessé dans son orgueil sera-t-il faire rejaillir le prestige d’une session fabuleusement intéressante et ternir l’éclat d’une génération vouée à l’échec ? L’impartialité est une histoire de caractère.
« Le langage trahit-il la pensée ? »
J’arme ma plume, un instant. Le langage instruit-il la pensée ? Le langage est un ensemble de signe vocaux, gestuels, graphiques, tactiles etc. La pensée, elle, est l’activité psychique consciente dans son ensemble, c'est-à-dire le processus par lequel l’être humain élabore des concepts qu’il associe pour apprendre ou créer. Elle s’accompagne le plus souvent d’une représentation psychique d’un ensemble d’idées. Les termes sont donc fondamentalement liés, le langage n’étant qu’une « mise en scène » de la pensée et la pensée ne pouvant s’exprimer que par le biais du langage. Dans une certaine mesure, on peut estimer que les ruptures ou tonalités du langage sont une représentation de pensées voilées, cachées. En effet, qui ne pensera pas à un tremblement de main, à une goutte de sueur perlant sur un front, dans un moment d’anxiété ? Ce sont des signaux visuels, propres au langage qui dans cette optique trahissent la pensée et l’illustrent. Un sujet de chimie corporelle et d’analyse biologiste plus enclin aux séries scientifiques, m’enfin. A juste titre, un essai sur les langues et les dualités de langage aurait pu être passionnant, comme par exemple les antagonistes germains et italiens.
on Marchombre dans l'âme.